Juin à Lisbonne c’est la fête des Saints populaires, Saints patrons, Saints tutélaires. A commencer par Saint Antoine, patron officieux de la ville, que certains ont fait de Padoue alors qu’il est né près de la Cathédrale (Santa Maria Maior).

Saint Antoine  est adoré et vénéré, et son culte est toujours très vivace.

Mais la dévotion est aussi l’occasion de fêtes et de réjouissances qui transforment Lisbonne de tout au tout.

La ville maintient la tradition populaire , qu’elle enrichit par un programme parallèle et complémentaire plus  contemporain, et diversifié.

Impossible de passer en revue les dizaines et dizaines de spectacles et évènements qui jalonnent le beau mois de juin.

Mais Lisbonne-affinités vous suggèrent quelques incontournables.

La Fête populaire

Les marches  

La nuit du 12 au 13 juin (Jour de la Saint Antoine)  sur l’Avenue de la liberté, les paroissiens- Lisbonne est découpée en paroisses, Freguesias- viennent défiler au nom de leur quartier. Les marches se préparent l’année durant. Elles font l’objet d’un concours très disputé, au cours duquel sont jugés l’originalité de la marche, l’interprétation, la qualité artistique et les costumes.  Directeur artistique et costumières ainsi que fabricants des suspensoirs sont les seules personnes rémunérées par les Juntas de Freguesias, les mairies d’arrondissements (paroisses). La tradition actuelle- vieille de 75 ans– a remis au goût du jour les coutumes médiévales d’allégeance et de cortèges. Les figurants tous amateurs s’arrêtent devant le maire pour danser, et lui remettre des petits cadeaux emblématiques du quartier. Haut en couleurs, kitsch parfois, original et amusant souvent, le défilé est l’un des temps forts des fêtes de juin.

Les arraials

C’est sur la place du village- enfin, au cœur de chaque quartier de Lisbonne- que l’on fête les Saints et la belle saison. Flonflons et bals populaires, sardines grillées et tonneaux de bière….l’important est d’être dehors, de s’empiffrer de sardines au moment où elles sont excellentes, de danser et de chanter. Il y a des arraials pour tous les goûts. Ils sont réglementés et ont fait l’objet d’une autorisation municipale.

Sachez cependant que de nombreux arraials privés voient le jour à cette occasion : des extensions des bars et restaurants qui voient là une excellente manière de quadrupler le chiffre d’affaires. Petit bémol : les files d’attente et les sardines…congelées l’année précédente.

Par ailleurs, Lisbonne ville tolérante organise un arraial Lisboa pride. Pour la 21e année consécutive l’arraial LGBT s’installera sur la Place du commerce (Terreiro do paço) le 24 juin.

Le manjerico, boule verte de basilic

La petite boule de basilic est un porte bonheur. Apprécié des Romains pour son parfum entêtant chasseur de moustique, c’est la version décorative que l’on s’offre au moment des fêtes de la saint Antoine et des Saints Populaires. La tradition veut que l’on se contente de passer la main à quelques centimètres au-dessus de la plante sentir sa main, pour ne pas abimer le basilic. Il ne se mange pas, mais c’est un gage d’amour et de passion.. Tout comme elle, il est  fragile

Les trônes de la Saint Antoine

En 2015, la mairie a remis au goût du jour la  tradition des trônes de Saint Antoine  qui remonte au XIIIe siècle. Il s’agit de confectionner avec ce que l’on a sous la main un trône en hommage au Saint protecteur.  Pas de vainqueur ni de perdant…juste le plaisir de participer.

Les Spectacles

Fado au château

Les 8,9 et 10 juin….le fado s’installe au château, à 22 heures.  Cette année le Fado au château aura une saveur spéciale en présentant trois spectacles uniques ou la musique traditionnelle de Lisbonne sera associée au chorinho , au tango et au flamenco, trois musiques « sœurs » pour voyager en regardant Lisbonne à ses pieds.

Soy Loco por ti, America

Du 16 au 19 juin, la poésie, la littérature et les contes  mais aussi la musique donnent rendez-vous aux spectateurs, au Musée de la Ville, situé au Palais Pimenta. Avec bien sûr pour ligne directrice l’Amérique Latine, pour faire le lien avec Lisbonne capitale Ibéro Américaine de la culture. Le 15 juin, à ne pas manquer, l’immense péruvienne Susana Baca, à 22 heures.

 Festival des chœurs d’été.

Du grand art, celui des chœurs et chorales, durant 4 jours du 23 au 26 juin. Quelques 23 formations de 7 pays cette année: Allemagne, Israël, Espagne, Singapour, Pologne, Estonie et bien sûr Portugal. Les lieux qui accueillent les chœurs sont eux-mêmes emblématiques, le cloitre du monastère des Jeronimos à Belém, ou  le château Sao Jorge encore lui. L’idée est qu’un plus grand nombre de spectateurs puissent en profiter. C’est un concours, avec jury international, comme il se doit.

Un festival de Tango, du Jazz en plein air, du cinéma sur grand écran, des soirées littéraires, des orchestres dans la rue, des musées en fêtes (13 juin musée Vieira da silva ), des felouques du Tage devant le quai des colonnes (Terreiro do Paço) le 17 juin, jour de la marine…..complètent cette programmation riche et variée.

Pour être sûr de ne passer à côté d’aucun de ces beaux moments, consultez le programme ici, en portugais et en anglais

 

http://lisboanarua.com/festasdelisboa/

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Regarde où tu mets tes pieds ! qui n’a pas entendu cette injonction énervée quand il était petit ? Regarde où tu mets tes pieds..pour ne pas tomber.

Aujourd’hui l’exposition « Sous nos pieds » nous invite au contraire à regarder ce qui se passe sur le sol ou le sous-sol de Lisbonne.

Installée dans l’aile ouest du Terreiro do Paço (Baixa) l’exposition  « Debaixo dos nossos pés” nous propose de faire un voyage dans le temps, à la recherche des astuces et inventions humaines pour rendre plus faciles les déplacements en ville.

De la préhistoire  à nos jours, sous les pavés de Lisbonne, des plages et pas seulement.

L’exposition commence par nous montrer ces fossiles marins qui sont incrustés dans le lioz, ce calcaire  qui est le matériau d’excellence des constructions de Lisbonne.

Ensuite, on peut découvrir un foyer préhistorique fait de galets à même le sol , et dont l’original peut être vu tout près de l’exposition, Rua dos Correios, dans la Baixa.

Puis ce sont les pavés romains et les belles mosaïques… Comme cette étrange Vénus déchaussant sa sandale. La terre battue à l’époque musulmane, puis les briques et les pavés.

L’exposition riche et diversifiée fourmille de trouvailles. On y apprend par exemple que c’est Manuel I qui fit recouvrir la chaussée de la rue neuve des marchands, la principale rue de Lisbonne au XVe siècle… Et que c’est ce roi qui ordonna l’alignement des façades pour permettre le passage des carrosses.

On comprend en déambulant dans les différentes salles de l’exposition combien la rue a été importante pour les lisboètes.  Un bon exemple, ces étranges jeux gravés dans la pierre : sur les seuils des maisons, sur les bancs, et même sur les murs des églises.

Il s’agit de tabliers de jeu de Alquerque, venu du proche –orient, ou de l’ancienne egypte, on ne sait trop. C’est  l’ancêtre du jeu de dames. Il se jouait beaucoup, mais  la pratique a laissé la place à d’autres activités d’extérieur.

L’exposition ne pouvait pas oublier les damiers de pavés de Lisbonne. Leur histoire est assez récente, la complexité de ces agencements de petits pavés de calcaire en font de véritables œuvres d’art.

Au-dessus de nos têtes, dans les salles de l’expo s’envolent des caravelles et des oiseaux de bois.  Il s’agit d’exemplaires de moules en bois servant à la réalisation des dessins sur les pavés, et ils nous invitent une nouvelle fois à regarder où nous mettons les pieds.

Sous nos pieds  (Debaixo dos nossos pés-pavimentos historicos de Lisboa ) a cette particularité de renvoyer vers les sites ou musées où se trouvent les objets montrés dans l’expo.

Tour Ouest du Terreiro do Paço (Musée de la ville), jusqu’au 24 septembre.

Entrée : 3 €. Du mardi au dimanche, de 10h à 18h (dernière entrée 17h30)

http://www.museudelisboa.pt/exposicoes-actividades/

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ascension au portugal

Des épis de blé, des marguerites , des coqueliquots et des rameaux  d’olivier composent le joli bouquet de « l’espiga ».  On y trouve aussi un brin de romarin et une branche de vigne.

Come le veut la tradition, l’espiga  se cueille le jour du jeudi de l’ascension au Portugal.  Pain, amour, paix,  joie et santé sont les symboles associés à chacune des plantes champêtres.

L’espiga était placée derrière la porte et ne pouvait être retirée qu’avec le nouveau bouquet l’année suivante.

La tradition correspond  au printemps, à l’arrivée  de la belle saison et ses promesses d’abondantes récoltes. Des chants, des danses et des promenades dans la campagne- pour cueillir les fleurs étaient autrefois les rites qui marquaient cette journée particulière.

Les origines païennes de la tradition portugaise sont réelles. Dès le IV siècle l’église a instauré un jour férié à l’occasion de l’ascension,  dénommé le « jour de l’heure » (dia da hora) car durant une heure à midi, tout devait s’arrêter. Depuis, ce jour férié a été supprimé.

Reste la tradition, l’offrande d’un joli bouquet en  gage d’espérance et d’abondance.

Des marchands improvisés en propose dans les rues de Lisbonne.

théâtre de rue au Portugal

 

Théâtre de rue…l’imagination et la créativité donnent rendez-vous aux passants qui arpentent les artères des cités.  L’occupation de l’espace public prend alors un nouveau sens.

Le festival de théâtre de rue Imaginarius de Santa Maria da Feira fait la part belle à ce genre si particulier qu’est le théâtre de rue.

Cirque, danse, performance, jeux de lumière, feux d’artifice, animations, débats, ateliers… la petit ville située à 35 km au sud de Porto change du tout au tout entre le 25 et le 27 mai 2017.

Un joli château médiéval, et un centre historique  préservé servent d’écrin à ces spectacles qui misent sur une proximité avec les badauds.

400 artistes de 13 pays et en 3 jours : la performance des performances pour quelques 150 représentations durant le bien nommé  Imaginarius, très contemporain.

Impossible de tout décrire… mais il faut se laisser tenter par le rêve d’un monde parfait proposé par le Theater  THOL, qui présente son spectacle « pedaleando hacia  el cieolo », en pédalant on atteint le ciel, tandis que NoFit  State et Motionhouse présentent le spectacle BLOC qui réunit  cirque et danse. Pour ne citer que ceux-ci.

Mais Imaginarius, Plus d’Imaginarius,  permet à vingt compagnies internationales de faire connaitre leurs créations. Le vainqueur est invité à revenir en 2018 avec sa nouvelle création . Cette année ce sont les Catalans Moveo qui pour avoir remporter la compétiton en 2016 sont invités d’honneur avec leur spectavle  « consequencies ».

Imaginarius comme tout  festival  international qui se respecte,  comporte une section OFF. Pour découvrir de nouvelles troupes, de nouveaux artistes qui ont obtenu le droit de présenter leurs spectacles hors programmation officielle.

Enfin, réservé aux producteurs, animateurs , troupes et spécialistes.. des arts de la rue…le congrès Fresh Street#2

Les saltimbanques sont dans la rue, du 25 au 27 mai, à Santa Maria da Feira.

Et le programme se trouve ici

http://www.imaginarius.pt/en/

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Ceux qui seront au Portugal le 21 mars auront la possibilité de goûter la gastronomie française.

32 restaurants Portugais, du nord au sud ainsi que les archipels de Madère et des Açores participent à cet événement, le Goût de France/ Good France

Il consiste à réaliser un repas français, l’interpréter et le présenter…et pour les amateurs de gastronomie, les déguster….

la gastronomie française

la gastronomie française

C’est la 3ieme édition du Goût de France/good France dans le monde. Quelques 2000 chefs sur  5 continents y sont associés.

A Lisbonne, les élèves de l’école Hôtelière vont participer à un concours de repas français, le vainqueur verra son plat servi dans le restaurant de l’école- restaurant publique- jusqu’au 24 mars.

Le goût et les délices de  la gastronomie française, un régal et une occasion de faire de belles expériences. Les amateurs feront aussi une bonne action : les bénéfices seront reversés à l’association Fruta Feia, les fruits moches, qui lutent contre le gaspillage alimentaire.

A vos papilles !

plus d’infos ici

http://france.fr/fr/actu/gout-france-good-france-1

La liste des restaurants participant au Portugal:

Em Ponta Delgada, Açores:

  • Anfiteatro (Chef Sandro Meireles) Portas do Mar – Ponta Delgada – São Miguel T: +351 296 206 154 E-mail: escolahoteleira@mail.telepac.pt

No Funchal, Madeira:

  • Armazém do Sal (Chef Roberto Barros) Rua da Alfândega, 135 Funchal, Madeira T: +351 291 241 285 Reservas: +351 919 134 411 E-mail : eventos@armazemdosal.com
  • Il Gallo d’Oro (Chef Benoît Sinthon) Hotel The Cliff Bay Estrada Monumental, 147 – Funchal Tel: +351 291 707 700 E-mail: cliffbay@portobay.pt
  • Madeira Bay View (Chef Octávio Freitas) Rua das Maravilhas, 74 Funchal T: +351 291 700 200

Em Albufeira:

  • Vila Joya (Chef Dieter Koschina) Vila Joya Estrada da Galé – Albufeira E-mail: info@vilajoya.com T: +351 289 591 795

Em Portimão:

  • Vista Restaurante in Hotel Bela Vista & Spa Relais et Chateaux (Chef João Oliveira) Av.Tomás Cabreira, Praia da Rocha – Portimão T.: +351 282 460 280 Email: restaurante@hotel-belavista.com

Em Vilamoura:

  • Le Rendez-Vous (Chef José Niza) Zona Velha (ao fim da rua da Escócia, ao lado do Four Seasons Hotel) Vilamoura – Quarteira T: +351 289 324 818 E-mail : info@algarve-lerendezvous.com

Em Coimbra:

  • Casas do Bragal (Chef Maria Manuela Cerca) Rua Damião de Góis, Coimbra T.: 351 918 103 988 E-mail: casasdobragal@gmail.com
  • Escola de Hotelaria e de Turismo de Coimbra (Chef Gonçalo Melo) R. Teófilo Braga 53, Coimbra T.: +351 239 007 000 E-mail: ehtcoimbra@turismodeportugal.pt

No Porto:

  • Lado B Café (Chef Artur Ribeiro) Rua de Passos Manuel 190, Porto T: +351 22 201 4269 E-mail : geral@ladobcafe.pt
  • Tapa Bento Trindade (Chef António Silva) Largo Dr. Tito fontes, 147 – Porto T: +351 963 477131 E-mail: tapabentotrindade@gmail.com
  • Tapa Bento São Bento (Chef João Marques) Rua da Madeira, 222 – Porto T+351 912 881 272 E-mail :tapabento.porto@gmail.com
  • Poivron Rouge (Chef Jorge Sousa) Crowne Plaza Hotel, Avenida da Boavista, 1466, Boavista, Porto T: +351 22 607 2500 E-mail : opocp.info@ihg.com
  • Antiqvvm (Chef Vítor Matos) Rua de Entre-Quintas, 220 – Porto T: +351 22 600 0445 E-Mail : antiqvvm@gmail.com
  • Escola de Hotelaria de Turismo do Porto (Chef Alunos da Escola) Rua da Firmeza 71, Porto T: +351 22 004 4800 E-mail: ehtporto@turismodeportugal.pt Em Leça da Palmeira:
  • Memorial (Chef João Figueirinhas) Travessa Helena Vieira da Silva, 12 – Leça da Palmeira T: +351 22 243 0527 E-mail :gtemperos@gmail.com

Em Matosinhos:

  • Cheddar Grill & Fondue (Chef Pedro Pereira) Rua Heróis de França, 611 Matosinhos T: +351 913 349 922 E-mail: cheddar@cheddar.pt;

Em Lamego:

  • Restaurante Vintage – Escola de Hotelaria e de Turismo de Lamego (Chef Filipe Moreira) Quinta de São Carlos – Rua Visconde de Arneirós – Lamego Tel: + 351 254 001 200 E-mail: ehtlamego@turismodeportugal.pt

Em São Romão (Guarda):

  • A Margarida (Chef Adelina Jesus Álvaro) Nossa Senhora do Desterro, 6270-277 Senhora do Desterro, São Romão T: +351 238 321 136 E-Mail : restaurante.margarida@gmail.com

Em Cascais:

Em Lisboa:

  • Adlib Restaurant (Chef Daniel Schlaipfer) Avenida da Liberdade, 127 – Lisboa T: +351 21 322 8350 E-mail : adlib@accor.com
  • L’Anisette (Chefs Christian Calmeau et Nathalie Renou) Rua de São Bento 30, Lisboa T +351 21 073 6786 E-mail: hello@lanisette.pt
  • Bastardo (Chef David Jesus) Rua da Betesga, 3 – 1° andar – Lisboa T: +351 21 324 0993 E-mail : info@restaurantebastardo.com
  • Belcanto (Chef José Avillez) Largo de São Carlos, 10 – Lisboa T: +351 21 342 0607 Site : www.belcanto.pt
  • Bistro Edelweiss (Chef Ädu Wahlen) Rua de São Marçal, 2 – Lisboa T: +351 930 414 725 E-mail : bistro.edelweiss@gmail.com
  • Bistro 4 (Chef João Espírito Santo) Rua Rosa Araújo, 4 – Lisboa T: +351 21 001 5700 E-mail: portobayliberdade@portobay.pt
  • Comptoir Parisien (Chef Maximilien Raoult Rua Vieira Portuense 44, Lisboa T: +351 21 363 8279 E-mail : reservas@restaurante-comptoir-parisien.com
  • Cozinha Popular da Mouraria – Escola (Chef Antoine Legrand) Rua das Olarias, 5 – Lisboa T: +351 926 520 568 E-mail: cozinhapopular@gmail.com Guarda-Mor (Chef Jean-Raymond Zaragoza) Rua do Guarda-Mor, 8- Lisboa T: +351 21 397 8663 E-mail: Guardamor2011@gmail.com
  • Lisboète (Chef Walter Blazevic) Calçada Marquês de Abrantes, 94 – Lisboa T: +351 21 395 0953 E-mail : restaurante@lisboete.pt
  • River Lounge (Chef Frederic Breitenbucher) Cais das Naus, Lote 2.15.02- Parque das Nações – Lisboa T: +351 211 107 600 E-mail: info@myriad.pt
  • Escola de Hotelaria de Lisboa (Chefs Nuno Diniz et Luís Figueiredo) Rua Saraiva de Carvalho 41, Lisboa T. : +351 21 114 8900 E-mail ehtlisboa@turismodeportugal.pt

Le cinéma d’animation, une bulle de bonheur dans le 7e art. A ne pas manquer, jusqu’au 26 mars, le festival Monstra au cinéma São Jorge, à Lisbonne.

Comme tous les ans, il y en a pour tous les goûts : pour les petits bien sûr, mais on le sait , certains grands adorent ce genre. Ils y trouveront aussi leur bonheur.

La programmation s’adresse donc à toutes sortes de publics. Et cette année propose même un cinéma d’animation pour adultes, intitulé Triple x. Là évidemment c’est pas pour les enfants.

C’est au cinéma Idéal (Bairro Alto).

http://www.cinemaideal.pt

Le festival de cinéma d’animation Monstra 2017 a l’Italie come pays invité d’honneur. L’occasion de voir et revoir des classiques du genre.

C’est aussi la première de « Ma vie de courgette » de Claude Barras. A ne pas manquer non plus, le superbe « la tortue rouge » de Michael Dudok De Wit, ou le cinéma japonais avec Ghost in The Shell: The New Movie”, realisé par  Kazuchika Kise.

ma vie d ecourgette cinéma d'animation Monstra 2017

« http://www.cinemaideal.ptma vie de courgette » cinéma d’animation Monstra 2017

Sessions spéciales « parents et enfants », rétrospectives, compétitions, et les courts portugais, une spécialité luso.

Du cinéma de qualité, pour de l’animation virtuelle et réelle.

Du 16 au 26 mars, Cinéma São Jorge.

Le programme est  disponible ici

http://www.monstrafestival.com/inicio/

 

 

 

Elvas qui possède 20 églises et six couvents cache aussi des trésors liés aux autres religions.

Avec ses ruelles étroites, ses places harmonieuses bordées de maisons chaulées rehaussées de jaune, ses palais à colonnades, ses murailles, ses inscriptions arabes et ses lignes de défense, Elvas est une ville très agréable à parcourir. La ville Alentejane, située près de la frontière espagnole dans le sud du Portugal, est classée au patrimoine historique de l’humanité par l’Unesco depuis 2012.

Un titre bien mérité.

S’y promener c’est remonter le temps jusqu’à l’époque islamiste, début de sa splendeur. La cité qui s’appelait alors Yalbash était partie intégrante du Royaume Arabe de Al-Andalus  (714-1230).

A cette époque Yalbash abritait une importante communauté Juive. La ville prospèrait et les juifs firent construire une premiére puis une seconde synagogue, dans les deux quartiers où ils demeurent, les Judiarias. Lorsque le roi Portugais leur ordonne de partir ou de se convertir, beaucoup d ejuifs opteront pour rester, et deviendront des « nouveaux-chrétiens ». Les archives de la ville  montrent qu’au XVIe et au XVIIe siècles la population juive s’élevait à 1600/2000 personnes. Presque un quart de la population.

Parmi les gens les plus importants figurent les descendants du grand Rabbin de Castille, Abraham Senior, l’homme qui fut le plus riche de la péninsule ibérique. Il finançat au moins une expédition de Christophe Colomb.

Elvas redécouvre son passé juif, et l’assume. Des fouilles ont permis de mettre au jour la première synagogue, celle de la Judiaria velha (la vielle juiverie).

On soupçonnait qu’elle se trouvait dans l’ancien abattoir– construit là dit-on en une dernière humiliation faite aux juifs. Mais ni les archéologues ni les techniciens  de la municipalité ne s’attendaient à trouver une telle merveille si bien conservée. Dissimulés derrière les enduits de briques et de chaux, les piliers en pierre de la synagogue sont intacts, et révèlent leurs sculptures.  Les murs conservent des traces de peinture originale. Le plan est strictement celui d’une synagogue, peut être la plus grande du Portugal. Malheureusement les bains qui jouxtaient l’édifice religieux  n’ont pas été retrouvés.

Le minutieux travail de restauration en cours devrait prendre fin à la mi 2017, et la synagogue sera transformée en musée.

Elvas fait partie du réseau des cités judaïques du Portugal.

Pour visiter la ville, l’Office du Tourisme se trouve Praça da República, et dispose de Kiosques d’informations notamment près du vieil aqueduc, autre merveille d’Elvas.

http://www.redejudiariasportugal.com/

http://www.cm-elvas.pt/pt/turismo/posto-de-turismo

 

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elvas en alentejo

 

C’est l’histoire d’un fort, d’un fort et d’une ville. Le Fort de Graça- Forte da Graça , construit sur un promontoire rocheux dominant la ville d’Elvas en Alentejo.

Du haut de la colline où se trouve le Fort, il était aisé de voir arriver les seules troupes ennemies redoutées encore  au 18e siècle lorsqu’il fut construit: les troupes espagnoles, soutenues par les français.

Alors que le puissant royaume voisin de Castille tentait une nouvelle fois de s’emparer du Portugal,  le Marquis de Pombal- celui-là même qui fit reconstruire Lisbonne après le tremblement de terre de 1755-  faisait appel à un grand stratège militaire, Friedrich Wilhelm Ernst Von Shaumburg- Lippe, pour prendre la tête des armées luso-britanniques.  En 1762, le Comte de Lippe  fut  chargé de lancer la construction de la forteresse d’Elvas, considérée aujourd’hui comme l’une des plus abouties du système de défense de ce genre.

Le Fort de Graça n’est pas s’en rappeler les forteresses Vauban : les architectes embauchés par le comte de Lippe étaient tous français, et rompus aux techniques de l’architecture militaire initiée au XVIIe siècle par Sébastien Le Prestre de Vauban.

Étoiles donc, pour les murailles du Fort et de son alter ego sur l’autre colline dominant Elvas, le fort de Santa Luzia. Étoile aussi pour Elvas, ceinte aussi de murailles, et qui résistera aux trois tentatives d’invasion espagnoles. Et résistera ensuite aux invasions napoléoniennes.

Quelle histoire mouvementée que celle du fort de Graça, qui fut  garnison, place forte mais aussi et pendant fort longtemps, prison militaire et prison politique (jusqu’en 1975).

En 2000, le fort abandonné depuis longtemps, est dans un état de quasi ruine. Le ministère de la défense décide alors de le céder à la municipalité d’Elvas qui restaure ce patrimoine hors du commun.

De gigantesques travaux débutent alors pour redonner son apparence originelle au Fort. Un ensemble complexe de défenses installées sur plusieurs niveaux, jouant sur le peu d’espace disponible au sol, et donnant l’illusion d’une forteresse e 3 ou 4 fois plus puissante que son arme de feu.

Le Fort fut une prison militaire, et la rénovation des bâtiments met bien en valeur cette fonction. Quant à la maison du gouverneur qui surmonte le tout, elle ressemble à un petit palais qui détonne dans un univers austère.

Le premier gouverneur a y avoir habité  fut le français Guillaume Louis-Antoine de Valleré, choisit par Lippe pour construire la forteresse en remplacement du premier architecte, Étienne, également français.

L’excellente rénovation de l’espace permet d’apprécier toute la dimension historique du lieu, proposant différents niveaux de lectures aux visiteurs qui pourraient ne trouver qu’un intérêt limité à l’architecture militaire.

Les visites guidées, deux fois par jour, à 10h30 et 15 h sont fortement recommandées : elles sont d’un bon niveau et permettent de comprendre l’importance stratégique du Fort.

Le Fort dispose également d’une application dédiée pour accompagner la visite avec un smartphone.

Ensuite, il ne reste plus qu’à visiter Elvas, que l’on a des siècles durant, appelée la « Clef du royaume de Portugal ». Et qui est aujourd’hui patrimoine mondial de l’Unesco. (voir II Elvas Judaique)

http://www.cm-elvas.pt/pt/turismo

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Fundão, capitale de la région centre, est réputée pour ses …cerises. Mais une autre de ses richesses gagne à être connue : les champignons.

Entre les Serras Gardunha et Estrela, les coins à champignons ne manquent pas. Humidité, sous-bois propices composés de châtaigniers, d’hêtres, de noisetiers, de pin et de chênes …et bien sûr de cerisiers favorisent la pousse.

Des dizaines d’espèces de champignons sont recensées dans la région, parfois comestibles, parfois non, voire carrément vénéneuses.

Pas question de ramasser les champignons si on n’y connait rien. Mieux vaut faire appel à un spécialiste, comme José Matos,  qui s’est formé au fil du temps, et sait reconnaitre les espèces.

La région de la Gardunha est célébre pour ses « miscaros », le Tricholome équestre, dit aussi Chevalier. Dans les landes et le pays basque c’est le célébre Bidaou.

Très prisé, il est pourtant désormais rangé en France dans la catégorie des toxiques : il ne faut surtout pas en manger beaucoup et plusieurs fois dans la semaine. Des cas d’intoxication ont été signalés et depuis il est surveillé.

Dans la région de Fundão, on apprécie ce mets fin et délicat. Au point de lui consacrer un festival- et plus largement aux champgions de Gardunha et de Estrela, autour de Fundão. Il se déroule en novembre à Alcaide.

Une promenade avec José Matos mycologue amateur mais réputé est la garantie d’un grand bol d’air et d’une vraie – et prudente- initiation aux champignons régionaux.

Lisbonne-affinités a eu la chance de croiser sur le domaine Quinta Vale dos Encantos de José Matos quelques beaux spécimens. Des bolets (cèpes), des lactaires délicieux, des lépiotes (coulemelles), des chanterelles (girolles), pied de mouton, pied bleu,  des clavaires et même des champignons de Paris ……sauvage.

José Matos organise promenade cueillette éducative et dégustation sur demande.

Contact

sur facebook Quinta Vale D’Encantos

quintavaledencantos@gmail.com

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affiche Festa do cinema francês

Cinéma et automne vont bien ensemble. Après Olhares do Mediterrâneo, c’est au tour de Festa do Cinema Francês, la fête du cinéma français, d’occuper l’espace des salles du cinéma Saõ Jorge, Avenue de la Liberté.

Le cinéma français est à Lisbonne à partir du 6 octobre et jusqu’au 16 octobre :  21 avants premières, des débats, des événements, des artistes et des surprises.

Comme à l’accoutumée il y en a pour tous les goûts : la diversité étant un maitre mot en matière de festival. Mais à  ne pas manquer, outre la programmation officielle, la section ACID-Association du Cinéma Indépendant pour découvrir de nouvelles approches et de nouveaux talents. En partenariat avec une très belle salle, celle du cinéma Idéal, au Chiado

La marraine du festival est Anne Fontaine, une réalisatrice qui nous emmène  voyager entre les chocs de sentiments, tendresse et rébellion, drame et comédie. Cela nous vaut une belle rétrospective de ses meilleurs films (cinéma São Jorge. ) Avec des long métrages  comme « Nettoyage à sec » « Perfects Mothers » ou « Gemma Bovary »

A ne pas manquer également, le cycle Bertrand Tavernier à la cinémathèque, un autre espace remarquable dédié au cinéma dans le centre de Lisbonne.

Et puis les films d’animation, un genre où les français se distinguent.http://www.cinemasaojorge.pt/

Et puis Eric Cantona, Yilin Yang, Fabienne Deschamps, Anne Fontaine, Danièle Thompson, le compositeur et musicien Olaf Hund, Marielle Gautier et son film « Willy », Wissam Charaf et le film « Tombé du ciel », Sébastien Betbeder pour « Marie et les Naufragés ».

La XVIIe fête du Cinéma Français poursuivra ensuite sa route du nord au sud du Portugal jusqu’au 13 novembre.

Programme complet et salles

http://festadocinemafrances.com/17a/

http://www.cinemasaojorge.pt/

http://www.cinemaideal.pt/

http://www.cinemateca.pt/